[article] in Etudes > 4260 (Mai 2019) . - p. 93-104 Titre : | François Cheng : Ou l'arrière-pays de l'écriture. | Type de document : | texte imprimé | Auteurs : | Claude Tuduri, Auteur | Année de publication : | 2019 | Article en page(s) : | p. 93-104 | Langues : | Français (fre) | Catégories : | art biographie Chine culture culture européenne écrivain Français (langue) mythe philosophie Philosophie du langage Roman
| Note de contenu : | Un écrivain n'est sans doute jamais assimilable à une nation, que ce soit sa nation d'origine ou d'adoption. Sa patrie, c'est d'abord l'écriture ; et un vœu tacite de nomadisme lui est inséparable. L'exil est la condition même du langage romanesque et poétique et il serait vain de vouloir démêler la part du destin et de la liberté qui se joue dans la vie d'un écrivain : n'est-il pas, comme par vocation, toujours à l'oeuvre au cours d'un inlassable exode ? Ici ou là, aussi simple et familier qu'il soit, la hantise de l'écriture le met à part des liens du sol et du sang. Un beau symbole de cette étrangeté irréductible nous est donné par le dernier recueil de François Cheng, Echos du silence (Créaphis, 2018). Ce livre a le format d'un passeport et vient en contrepoint de photographies en noir et blanc du fleuve Saint-Laurent au Québec. C'est un autre pays que la France ou la Chine, c'est l'arrière-pays de l'écriture. |
[article] François Cheng : Ou l'arrière-pays de l'écriture. [texte imprimé] / Claude Tuduri, Auteur . - 2019 . - p. 93-104. Langues : Français ( fre) in Etudes > 4260 (Mai 2019) . - p. 93-104 Catégories : | art biographie Chine culture culture européenne écrivain Français (langue) mythe philosophie Philosophie du langage Roman
| Note de contenu : | Un écrivain n'est sans doute jamais assimilable à une nation, que ce soit sa nation d'origine ou d'adoption. Sa patrie, c'est d'abord l'écriture ; et un vœu tacite de nomadisme lui est inséparable. L'exil est la condition même du langage romanesque et poétique et il serait vain de vouloir démêler la part du destin et de la liberté qui se joue dans la vie d'un écrivain : n'est-il pas, comme par vocation, toujours à l'oeuvre au cours d'un inlassable exode ? Ici ou là, aussi simple et familier qu'il soit, la hantise de l'écriture le met à part des liens du sol et du sang. Un beau symbole de cette étrangeté irréductible nous est donné par le dernier recueil de François Cheng, Echos du silence (Créaphis, 2018). Ce livre a le format d'un passeport et vient en contrepoint de photographies en noir et blanc du fleuve Saint-Laurent au Québec. C'est un autre pays que la France ou la Chine, c'est l'arrière-pays de l'écriture. |
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